🍂 Les voyageurs du crépuscule 🌫️
sur la grande forêt qui respirait en silence.
À travers les ombres naissantes,
les couleurs de l’automne se faisaient plus profondes,
comme si la terre elle-même cherchait à retenir la lumière
avant qu’elle ne s’efface.
Sur une branche sombre, polie par la pluie,
deux oiseaux s’étaient posés, presque invisibles.
Ils semblaient appartenir au crépuscule,
à ce moment fragile où le monde hésite
entre la fin du jour et la promesse de la nuit.
Le vent glissait sous leurs ailes,
chaud un instant, froid l’instant d’après,
comme un ami indécis qui ne sait s’il doit rester
ou continuer sa route vers d’autres horizons.
Les oiseaux ne bougeaient pas.
Ils contemplaient la forêt qui s’endormait,
cette grande mer de feuilles dorées
qui ondulait lentement sous la respiration du vent.
L’un d’eux ferma un instant les yeux,
épuisé par le voyage du jour.
L’autre le regarda longuement,
comme si ce simple battement de paupières
lui rappelait l’importance de veiller.
Le crépuscule est un territoire étrange,
ni clair, ni sombre,
où le monde semble retenir son souffle
avant de tourner la page.
Et là, dans cet entre-deux,
les deux compagnons se rapprochèrent,
comme pour se protéger de tout ce silence
qui soudain devenait trop grand.
La pluie, fine et presque timide,
se remit à tomber, dessinant sur les feuilles
des milliers de petits éclats mouvants.
Elle glissait sur les plumes,
doucement, sans bruit,
comme une bénédiction.
Les oiseaux restèrent côte à côte
jusqu’à ce que la nuit complète les enveloppe.
Ils ne cherchaient ni chaleur,
ni refuge, ni miracle.
Ils attendaient simplement ensemble.
Et c’était déjà un miracle.
Dans l’obscurité qui grandissait,
leurs silhouettes devinrent deux ombres unies,
deux voyageurs paisibles
portés par la même branche,
la même pluie,
la même histoire.
Quand le vent se calma,
un rayon pâle, rescapé du jour,
effleura un instant leurs plumes.
Et dans cette lumière fragile,
on aurait juré voir briller
un courage discret,
le genre que l’on ne remarque qu’en silence.
Puis tout s’éteignit doucement,
comme une bougie qu’on souffle sans tristesse.
Et la nuit, en se refermant sur eux,
se fit douce, presque protectrice.
🌟 Morale 🌟
On n’a pas besoin de grandes paroles
ni de gestes héroïques
pour traverser les moments difficiles.
Parfois, il suffit d’être là,
présent, patient, et sincère.
Le monde devient plus léger
quand on le partage.
💛 Dédicace à toi qui lis 💛
À toi qui prends le temps d’accueillir ces mots,
puisses-tu trouver auprès d’eux un apaisement,
une lumière douce,
ou simplement un instant où ton cœur respire mieux.
Merci de lire, de ressentir,
et de laisser un petit espace dans ton âme
pour la poésie. 🍂✨
Pascal

Merci du fond du cœur pour ce poème. Tes mots m’ont touché et résonnent profondément en moi.
RépondreSupprimerMerci beaucoup pour ce petit mot, il m’a vraiment touché. Vos paroles me vont droit au cœur et me donnent encore plus envie de continuer à écrire.
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